L'Omniraptor est un animal théropode fictif dont le modèle se base sur différents dinosaures appartenant à la grande famille des Dromaeosauridae (ordre qui regroupe notamment : le Velociraptor, l'Utahraptor, le Deinonychus, etc.).
Bien qu’il ne soit pas un dinosaure ayant véritablement existé, il dispose de nombreuses caractéristiques similaires à des animaux tels que le Deinonychus ou l'Achillobator : une taille semblable bien qu’un peu plus petite que ce dernier, des griffes acérées idéales pour s’agripper à une proie, et des pattes postérieures puissantes lui permettant de courir à vive allure et de sauter.
Il reste toutefois bien plus chétif que ses proches parents, arborant une musculature plus faible, des os plus lourds et une absence de plumage qui le rendent moins rapide et moins endurant. L'Omniraptor possède pour autant l’essentiel d’un grand Dromaeosauridae, et d’un représentant commun de sa famille : c’est-à-dire un animal en mesure de s’adapter à tout type d’environnement et capable de faire face à de nombreuses proies.
Si, dans la fiction, les Dromaeosauridae sont reconnus pour leur dangerosité et leur intelligence sociale, dans la réalité, très peu de traces paléontologiques suggèrent des comportements de meute chez cette famille. En effet, celle-ci regroupe tous types de spécimens : certains, comme le Velociraptor, n’excédaient pas la taille d’une grosse dinde, tandis que d’autres, plus grands, avoisinaient celle d’un grizzli.
Dans les deux cas, les Dromaeosauridae sont davantage perçus comme des charognards opportunistes, qui devaient se limiter à la chasse de proies de taille moyenne telles que le Tenontosaurus. Des découvertes ont permis d’établir que certaines espèces, comme l'Utahraptor, pratiquaient une activité de prédation sur cet animal, mais sans succès dans la plupart des cas, puisque les traces retrouvées sur les restes d’un Tenontosaurus laissaient suggérer que la cible avait cicatrisé, et s’était donc remise de ses blessures.
De plus, la famille des Dromaeosauridae évoluait dans des milieux fortement concurrentiels et devait faire face à de nombreuses rivalités carnivores. Notamment face au groupe florissant des Abelisauridae, bien plus massifs et redoutables, qui représentaient une sérieuse menace pour les Raptors.
Il est plus que probable que le manque de ressources alimentaires et l’incapacité à s’imposer au sein d’un écosystème déjà surchargé de prédateurs aient forcé les Dromaeosauridae à se miniaturiser pour subsister. Les derniers représentants de cette famille que l’on sait purement carnivores devaient par conséquent se limiter exclusivement à des actes de charognage par opportunisme, ou bien se spécialiser dans la chasse aux petites proies, tels que les petits mammifères, alors en pleine expansion.
Dans la réalité, tout semble indiquer que la famille des Dromaeosauridae montrait des signes de déclin à la fin du Crétacé. Malgré de multiples tentatives d’adaptabilité à différents environnements, ces animaux ne parvenaient pas à s’imposer face à la concurrence des autres théropodes carnivores.
Nombreuses sont les espèces de Raptors qui disparurent bien avant l’extinction de masse du Crétacé supérieur. Pourtant, de nombreux indices laissent penser que les derniers Dromaeosauridae à avoir foulé le sol de notre planète seraient parvenus à s’inscrire dans l’écosystème, en évoluant vers un régime piscivore et en arborant une morphologie proche de nos échassiers contemporains.
L'Omniraptor se définit donc comme un croisement de plusieurs espèces, héritant des caractéristiques propres à l’apogée de ses ancêtres. En revanche, ces croisements de génomes entraînent des déficiences morphologiques : notamment des mains dirigées vers l’intérieur, ce qui les rend difficiles à l'usage et limite leur motricité.
L’absence d’ancêtre direct fait de l'Omniraptor une espèce invasive au sein de l’écosystème insulaire. Ce milieu, rempli de dangereux rivaux, le soumet aux mêmes défis auxquels furent confrontés ses divers ancêtres il y a 100 millions d’années.