– Fiche espèce –
Carnotaurus
« Le Dragon des Plaines »
Croissance
Poids : 4,9 → 496 kg
Vitesse : 14,7 → 43,4 km/h
Force de morsure : 0,03 → 0,53
Poids : 496 → 854 kg
Vitesse : 43,4 → 47,9 km/h
Force de morsure : 53 → 94
Poids : 854 → 905,6 kg
Vitesse : 47,9 → 49,1 km/h
Force de morsure : 94 → 122
Poids : 1078 → 1300 kg
Vitesse : 49,1 → 49,5 km/h
Force de morsure : 122 → 150
Poids : 1300 → 1800 → 1800 kg
Vitesse : 49,5 → 55,6 → 45 km/h
Force de morsure : 150 → 172,5 → 120
Informations du groupe
Temps de croissance
Sans diètes
1 heure 30
2 heures
3 heures 30
Nutriments
Capacités de combat
Charge
Maintenez le clic droit pour charger une attaque puissante. Relâchez pour lancer la charge vers l’avant.
Cette capacité permet de mettre une forte pression en combat et d’initier efficacement un affrontement.
Aucune capacité
Morsure rapide
Plonge vers le sol plus rapidement. Consomme de l’endurance.
Morsure normale
Attaque standard fiable avec faible temps de récupération.
La fiche espèce
Espèce : Carnotaurus
Famille : Abelisauridae
Tier : 3
Taille de la meute : Entre 2 et 3 individus ( 1 femelle pour 2 mâles )
Taille : Moyen
Hiérarchie de meute : Femelle dominante
Dimorphisme :
Les mâles on des couleurs vives sur le crâne, silhouette frêle.
Les femelles on une musculature plus développée, plus imposantes, couleurs ternes.
Reproduction : Saisons Chaudes (Printemps / Automne )

Description
Le Carnotaurus sastrei est un dinosaure théropode de taille moyenne qui vivait il y a 66 millions d’années (Crétacé supérieur) en Amérique du Sud.
Apparenté aux cératosauridés, il appartient à la grande famille des abélisauridés, dont les membres sont reconnaissables à leurs pattes postérieures puissantes, leur forme allongée, leur museau ainsi que leurs bras atrophiés.
Le Carnotaurus, dont le nom latin signifie « lézard taureau carnivore », doit cette appellation aux deux cornes présentes sur le sommet de son crâne et dont la fonction reste encore sujette à débat au sein de la communauté scientifique.
Prédateur de taille non négligeable, il pouvait atteindre une longueur moyenne de 7,5 à 9 mètres pour une hauteur tout aussi louable de 3,5 mètres, son gabarit imposant étant cependant complété par un poids estimé entre 1 000 et 1 600 kg.
Il disposait, entre autres armes mortelles, d’yeux placés à l’avant du crâne (disposition étonnante chez un dinosaure théropode) qui lui garantissaient une vision binoculaire idéale pour traquer une proie en mouvement, un avantage indéniable pour un prédateur.
Tout comme l’illustre Tyrannosaure, le Carnotaurus possédait des bras minuscules (plus petits que ceux du T-Rex) laissant suggérer que ceux-ci ne servaient qu’à se rééquilibrer ou à s’orienter lorsqu’il était en course, bien qu’il soit également probable qu’il n'en avait aucun usage, ne pouvant même pas les mouvoir.
Si cet animal intrigue énormément de par son anatomie unique, il conserve pourtant les caractéristiques essentielles de sa famille, mais développe également une quantité de particularités morphologiques faisant de lui l’un des représentants les plus complexes de son groupe.
Le Carnotaurus se distingue de ses cousins tels que le Rugops premièrement par sa taille. En effet, il adoptait une position haute qui en fait l’un des plus grands membres de sa lignée. Une caractéristique étonnante chez les abélisauridés, qui adoptaient généralement des postures basses et allongées pour se rendre plus discrets et rapides.
La particularité morphologique de ce prédateur demeure néanmoins les deux petites cornes que celui-ci possédait au-dessus des yeux, au sommet de son crâne. Si de nombreux paléontologues ont émis l’hypothèse d’un attribut de séduction ou de reconnaissance physique permettant aux individus de s’identifier visuellement, cette théorie a été rapidement balayée par la découverte de spécimens de sexe féminin, plus imposants, mais cependant pourvus de cornes.
Il est certain que celles-ci ne lui servaient aucunement à la chasse, son cou ne lui permettant pas d’encaisser de violents chocs frontaux sans encourir le risque de se blesser mortellement. Il est néanmoins possible qu’elles aient servi d’organes de parade et d’attributs dissuasifs face à ses concurrents.
Bien que contemporain du Tyrannosaurus, le Carnotaurus vivait en Amérique du Sud et n’a donc jamais rencontré ce dernier. Il était selon toute vraisemblance le prédateur ultime de son écosystème, et partageait son environnement avec toutes sortes d’animaux herbivores tels que des ankylosauridés, des hadrosauridés, et même de grands sauropodes.
S'il était le plus grand prédateur de son environnement, il n’était cependant pas capable de s’attaquer à n’importe quelles proies. Les Carnotaurus — tout comme les autres membres de leur famille — étaient des chasseurs spécialisés sur les cibles rapides et de taille modeste, et subsistaient grâce à l’opportunisme et au charognage. Il ne fait nul doute que la taille et les organes à rôle dissuasif de ce carnivore lui permettaient de s’imposer plus facilement dans cet environnement, dans lequel il ne fréquentait que des prédateurs de gabarit nettement inférieur.
Son allure athlétique en faisait un sprinteur aux capacités formidables. De nombreuses études biomécaniques ont permis d’estimer sa vitesse de course à 50 km/h — remarquable pour un prédateur de cette taille —, et ont permis d’identifier la présence d’un muscle caudal offrant une propulsion phénoménale. Ces indices laissent suggérer un mode de prédation par embuscade sur des proies rapides et agiles bien plus petites que lui.
Il s’attaquait certainement à de petits ornithopodes, ainsi qu’à de petits dinosaures, et se servait de sa mâchoire en assénant des morsures répétées pour arracher la chair en lacérant sa victime, jusqu’à causer l’hémorragie et l’épuisement de celle-ci.
Bien qu'il fût très rapide, de nombreuses études menées sur l’anatomie de sa queue suggèrent que celle-ci était trop rigide pour lui permettre de se rediriger efficacement en course, et laissent imaginer un animal maladroit dans les changements de direction brusques, qui l’auraient certainement déséquilibré.
Le Carnotaurus fait partie des premiers dinosaures sur lesquels des fragments fossilisés de traces de peau ont pu être identifiés et étudiés. Nous savons donc qu’il était dépourvu de plumes, et présentait à la place de petites écailles circulaires sur l’ensemble du corps, ainsi que des tubercules osseux sur le dos, appelés ostéodermes, qui lui donnaient un aspect d’animal cuirassé.
Si ce prédateur se démarque des autres membres de sa famille par une plus grande taille, ainsi que des particularités anatomiques surprenantes, il n’en reste pas moins un animal de taille modeste comparé aux autres dinosaures qui peuplaient notre planète à son époque.
Le Carnotaurus peut être considéré comme le représentant le plus abouti de sa lignée, ultime descendant d’une des familles de prédateurs étant parvenue à s’inscrire le plus efficacement au cours du Crétacé. À l’inverse du Tyrannosaurus, il témoigne d’un développement majeur des abélisauridés à la fin du Crétacé, suggérant de meilleures conditions d’évolution pour leur espèce que celles auxquelles étaient soumis les plus grands prédateurs.
Il témoigne donc d’un mode de prédation plus basique que celui adopté par les tyrannosauridés, adoptant des schémas de chasse bien plus simples que ces derniers. Il reprend les codes des prédateurs conventionnels en s’attaquant à des proies faciles et faiblement défendues, lui garantissant une prise de risque amoindrie et une plus grande facilité à subsister dans son milieu. Tout laissait présager que les abélisauridés auraient pu s’inscrire durablement au sein de l’écosystème, avec plus de facilité que leurs rivaux nord-américains optant quant à eux pour d'autres stratégies évolutives.
Contrairement au T-Rex ou au raptor, les Carnotaurus faisaient preuve d’une capacité d’adaptation sans faille, témoignant d’une espèce alors en constante évolution pour se renouveler et s’adapter continuellement à son milieu. Ce sont néanmoins les événements cataclysmiques liés en majeure partie à la disparition des espèces qui feront disparaître ce clade d’animaux, que tout semblait pourtant prédisposer à la survie.

Comportement
Le Carnotaurus est un prédateur proprement diurne qui aime évoluer majoritairement dans les plaines et dans les grands espaces ouverts.
Les femelles de cette espèce sont plus grandes et plus trapues que les mâles ; elles les dirigent d’une main de maître et n’hésitent pas à se montrer redoutables lorsqu’un autre individu conteste leur autorité.
Elles sont les premières à manger sur les carcasses trouvées ou obtenues durant une chasse, ne laissant aux mâles que les restes lorsqu’il y en a. Leur statut de dominantes les rend très agressives envers leurs semblables du même sexe, menant à des combats féroces lorsque deux femelles se rencontrent. Elles se distinguent des mâles par une différence comportementale prononcée.
Elles se montrent particulièrement soignées et aiment prendre soin d’elles-mêmes. Elles ne supportent pas d’être couvertes de boue ou de poussière et accordent beaucoup de temps à leur toilette.
Ce trait de caractère est accentué auprès de leurs congénères mâles, desquels elles attendent une attention constante, notamment au travers de cadeaux tels que de petites proies ou de simples morceaux de viande, avec lesquels elles aiment s’amuser un long moment, en l'absence de quoi leur agressivité envers ceux-ci ne cesse de s'accroître.
Les mâles sont au contraire bien plus calmes et négligents. Lorsqu’il n’y a pas de femelle au sein d’un groupe, il n’y a aucune formation de hiérarchie sociale, menant généralement au trouble.
Les mâles évoluant entre eux ont tendance à s’ignorer, ou à se rejeter violemment lorsqu’un semblable s’approche trop près. Ils ne cohabitent ensemble que pour parvenir à s’affirmer dans leur environnement auprès des autres prédateurs, ainsi que pour augmenter leurs chances de réussite aux chasses.
L’absence d’ordre amène cependant à des confrontations directes entre membres de la même meute, pouvant conduire les individus à se désolidariser. Pour ces raisons, les mâles sont majoritairement solitaires et ne sont socialement efficaces que sous l’impulsion d’une femelle.
De plus, ils se montrent extrêmement craintifs des autres prédateurs de leur gabarit ou de gabarit supérieur (T3 et plus) ; aussi, ils ont tendance à éviter et à fuir ces carnivores lorsqu’ils sont amenés à en croiser. Néanmoins, ils détestent être importunés par d’autres prédateurs plus petits (T1 et T2), et s'ils sont plusieurs, ils n’hésitent pas à faire preuve d’une solide entraide pour repousser cette concurrence qui viendrait à les déranger.
Leur forme allongée et leur allure de coureurs rendent les Carnotaurus particulièrement aptes aux espaces ouverts, aux zones rocheuses et arides dans lesquels ils tentent de se confondre.
Il n’est cependant pas rare de les apercevoir aux abords des forêts, notamment durant la période de reproduction. C’est d’ailleurs le seul moment où ils deviennent territoriaux. Le reste du temps, ils nichent aux abords des zones de nourrissage des herbivores.
Ce sont des animaux capables de parcourir de très longues distances, et qui n’hésitent pas à se mouvoir continuellement à la recherche de nourriture ou de semblables.
Lorsqu’ils n’ont pas faim, ils frottent leurs cornes contre des arbres ou des rochers pour prévenir de leur passage sans pour autant alerter les grands prédateurs plus imposants qui ne prêtent pas attention à ces détails.
Ils tentent constamment de se faire le plus discrets possible en se fondant dans le décor pour ne pas alarmer leurs futures proies. Ils savent instinctivement comment échapper aux prédateurs les plus dangereux : mâles comme femelles préfèrent prendre la fuite lorsqu’ils sont confrontés à une menace plus imposante qu’eux (carnivores de T4 et T5). Il n’y a que durant les périodes de fortes intempéries (orages, tempêtes, etc.) qu'ils se montrent particulièrement bruyants. Les conditions climatiques ont tendance à les exciter.
Durant ces événements, ils tentent de se réfugier dans certaines structures artificielles (bâtiments, constructions humaines...) ou différentes superstructures. Néanmoins, ils ont vite tendance à se calmer au retour du soleil, et aiment à se reposer de cette expérience éprouvante pour eux.
Les Carnotaurus se montrent particulièrement intolérants vis-à-vis des espèces charognardes en tout genre, et entretiennent une vive rivalité avec les droméosauridés ainsi que les autres abélisauridés. Lorsqu'ils viennent à croiser ce genre d’animaux, ils se mettent alors à les inspecter en quête de déterminer leurs intentions. Si l’un de ces animaux vient à s’approcher trop près, ils se montreront alors vivement agressifs et mettront tout en œuvre pour le rejeter de leur lieu de vie. Cependant, s'ils sont esseulés et que les animaux qu’ils confrontent sont trop nombreux (meute), ils n’hésiteront pas à se mettre en déroute, ou reviendront ultérieurement tenter de les prendre en chasse.
S'ils ne sont pas une espèce cannibale, les Carnotaurus n’ont aucun mal à faire acte de prédation sur leurs cousins pour asseoir leur domination, et se montrent particulièrement aux aguets vis-à-vis des différents droméosauridés, qui constituent l’un de leurs mets favoris, mais également un danger concurrentiel non négligeable.
La nuit, ils se montrent particulièrement méfiants en présence d’une femelle. Les femelles, ainsi que les meutes en présence d’une dominante, laissent toujours un individu éveillé pour prévenir des différentes menaces, mais également des concurrents potentiels. Ils s’organisent en dormant les uns proches des autres, et n’hésiteront pas à se montrer agressifs envers un autre carnivore (T2 et T3) qui viendrait à s’aventurer près d’eux durant la nuit, l’obscurité ayant tendance à stresser ces animaux et à considérablement affecter leur agressivité. Auquel cas, si leur sommeil est perturbé par la présence d’un autre carnivore de gabarit similaire, les Carnotaurus s’éveilleront pour le repousser, et n’auront de cesse de l’attaquer jusqu’à ce que celui-ci se mette à fuir.
Cependant, durant les cycles les plus chauds de l’année (été), les mâles se montrent particulièrement sensibles à la chaleur. Le soleil a tendance à venir taper sur leurs couleurs que ne possèdent pas les femelles. Aussi, les mâles se montrent particulièrement inactifs de jour, préférant s’allonger à l’ombre pour se reposer et ne fournissant d’efforts qu'en cas de nécessité personnelle (chasse, contestations en tout genre, etc.), et peuvent exceptionnellement favoriser des modes de vie nocturnes pour mener à bien leurs déplacements et leurs chasses. S'ils sont accompagnés d’une femelle, celle-ci devra recourir seule à ses propres moyens pour subvenir à ses chasses sur les gros animaux ou pour confronter les prédateurs de même taille (T3), les mâles se montrant bien trop épuisés pour fournir ce genre d’efforts s'ils ne sont pas eux-mêmes affamés (20% de nourriture).
Les Carnotaurus sont des chasseurs majoritairement diurnes, c’est-à-dire qu’ils ne sont actifs que la journée ; si aucune menace n’est à détecter, ils resteront passifs en se reposant sereinement.

Chasse
Lorsqu’ils sont solitaires, ou en l'absence de femelles, les mâles se limitent à la chasse aux petites proies (Tier 1 et 2 maximum) ou aux dinosaures juvéniles. Leur capacité à courir, offerte par leur profil allongé et leurs jambes musclées, leur offre un avantage sur toutes les petites espèces qu’ils sont amenés à croiser, et leur vision binoculaire leur permet de ne jamais perdre de vue leur proie lorsqu’ils sont en course.
Lorsqu’ils sont en chasse, ils se cachent généralement derrière les fourrés en bordure de plaines, observant leur proie attentivement en attendant le bon moment pour fondre dessus sans lui laisser la moindre chance. Cependant, cette stratégie devient difficile à aborder lorsqu’ils sont en meute ou en couple ; aussi les femelles adoptent d’autres stratégies parfois plus directes, et en cas d’échec, ils s’adonnent à l’opportunisme et au charognage auxquels ils sont tout autant adaptés.
La mâchoire atrophiée des Carnotaurus ne fait pas d’eux de bons chasseurs, du moins pas contre des proies de leur gabarit ou de taille supérieure ; cependant, lorsqu’ils sont soumis à l’autorité d’une femelle, il arrive de les voir s’adonner à la chasse de proies plus importantes (Tier 3 inclus), mais cela reste exceptionnel et n’est pas la base de leur alimentation.
Ils ont bien conscience qu’il s’agit généralement d’un gâchis d’efforts et d'une prise de risque qui peut parfois leur coûter très cher. En solitaires comme en groupe, ils préfèrent attaquer leurs proies en embuscade, plus efficace et dévastatrice.
Il arrive cependant qu’en groupe mené par une femelle, cette dernière se tienne directement face à sa proie pendant que deux de ses congénères prennent la victime par surprise pour ainsi l’attaquer dans son dos.
En l'absence de meute (femelle dominante), les mâles aiment à mener des chasses simultanées individuelles. Chaque individu doit subvenir à ses propres besoins alimentaires. Cependant, les mâles n’hésitent pas à se concentrer sur un même groupe ciblé. En l'absence de femelle, ils ne partagent pas leur nourriture, et si l’un d’eux parvient à obtenir une carcasse fraîche, il la défendra jalousement des semblables qui seraient tentés de la lui dérober. Ce n’est qu’après avoir terminé son repas que les autres mâles pourront tenter de chiper dans les restes, ou au contraire les revendiquer par la violence.
Il est très rare de voir des mâles se focaliser sur un seul et même individu durant une chasse, cela ayant pour conséquence d’engendrer de fortes tensions au sein du groupe social pour se disputer la proie (contestation de chasse). Ils ne font preuve de cohésion et d’entraide qu’en cas de défense face à d’autres espèces carnivores, mais là encore, chaque individu cessera la chasse dès que sa ressource alimentaire individuelle sera acquise.
Cependant, lorsque leurs embuscades échouent, si la proie n’est pas impressionnée, cela peut semer le trouble chez eux et amener à une retraite pour revenir en force à un moment plus opportun. Leur morphologie générale leur permet de traquer et de poursuivre une cible sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Bien qu'ils ne vivent majoritairement que de jour, les mâles favorisent momentanément des modes de vie nocturnes durant l’été, profitant des nuits claires et de l’adoucissement du climat pour mener à bien leurs chasses. Si une femelle est présente parmi eux, celle-ci n’hésitera pas à suivre les mâles si elle-même a faim durant ces douces nuits. Elle calquera alors les tendances des mâles, et les accompagnera pour mener à bien des chasses avec eux, profitant de la pénombre pour se rendre plus discrète et surprendre leurs proies au milieu de leur sommeil.
Face à d’autres carnivores plus imposants (T4 et T5), le Carnotaurus se montre discret en faisant preuve de beaucoup d'humilité, sauf en période de reproduction ou en groupe mené par une femelle, où ils auront tendance à se montrer bien plus agressifs afin de repousser l’assaillant.

Reproduction
Lors de la période de reproduction, durant les saisons tempérées, les mâles se séparent en quête d’un petit territoire défini ; ils s’isolent alors dans des bosquets ou de petites clairières bordées de forêts.
Ils marquent alors les délimitations de leur territoire en frottant leurs cornes contre les arbres pour prévenir leurs congénères ; néanmoins, si un autre mâle vient à s’aventurer sur le domaine, cela peut engendrer de violents combats, laissant l’unique vainqueur maître du territoire. S’ils sont confrontés à des prédateurs supérieurs en taille (T4 et T5) ou trop nombreux, ils n’hésiteront pas à fuir pour se mettre en quête d’un nouveau territoire, plus paisible.
Lorsque les mâles sont installés, ils préparent des cadeaux à offrir à la femelle afin d’obtenir ses faveurs (carcasses, petites proies…), et lorsque ces éléments sont réunis, ils se mettent à pousser des cris rauques grâce à leurs puissantes cordes vocales pour appeler les femelles. Durant la saison chaude, les femelles deviennent plus discrètes pour ne pas s’exposer au danger.
Elles se montrent très attentives aux appels des mâles : elles s’y dirigent silencieusement et se mettent ensuite à juger le challenger selon ses aptitudes physiques et les présents qu’il a à offrir, pour ainsi déterminer s’il est un partenaire idéal ou non. Il n’est d’ailleurs pas rare que le mâle s’essaie à une parade pour tenter de plaire à la femelle, au cours de laquelle il tente de se grandir en exposant son ventre, son cou et ses cornes.
Après l’accouplement, le couple reste sur le même territoire durant toute la période de nidification ; ce sont les femelles qui veillent au territoire et au nid. Les mâles, quant à eux, s’occupent de chasser pour nourrir leur femelle.
Une fois le nid confectionné, si un prédateur, quel qu'il soit, vient à mettre en péril le couple, le nid ou la portée, les parents feront preuve d’une violence extrême et se montreront prêts à tout pour éloigner la menace. De la même façon, ils repousseront tous les charognards qui seraient attirés par les différentes ressources alimentaires mises à disposition à proximité du nid.
Après l’éclosion des œufs, ce sont les femelles qui apprendront par la suite aux juvéniles à chasser et à se débrouiller par eux-mêmes. Les Carnotaurus sont dotés d’un puissant instinct parental : ils en prennent soin, les défendent au péril de leur vie, et les accompagnent jusqu’à la fin de l’adolescence (60% de leur croissance), moment où les parents forcent les petits à prendre leur propre route, espérant ainsi perpétuer l’espèce à leur tour.
Il peut cependant arriver que la mère tolère avec elle un ou plusieurs mâles à ses côtés pour qu’ils puissent continuer d’évoluer avec elle, rejetant alors le père. Celle-ci continuera de se montrer extrêmement bienveillante envers sa descendance, et fera preuve d’une clémence charitable envers eux en se montrant bien moins tyrannique et agressive. Néanmoins, si la mère vient à rencontrer une autre femelle, elle préférera concéder un ou plusieurs enfants à celle-ci, un moyen de garantir la conservation de sa lignée.

