– Fiche espèce –
Troodon
« Génie Nocturne »
Croissance
Poids : 0,07 kg
Vitesse : 13,1 km/h
Force de morsure : 0,01
Poids : 11,1 kg
Vitesse : 39,8 km/h
Force de morsure : 2,24
Poids : 31,2 → 60 kg
Vitesse : 41,5 → 44 km/h
Force de morsure : 4,9 → 15
Poids : 60 kg
Vitesse : 44,1 → 33,3 km/h
Force de morsure : 15 → 10,5
Poids : 60 → 79,8 → 79,8 kg
Vitesse : 45 → 52,2 → 41,4 km/h
Force de morsure : 15 → 17,25 → 13,5
Informations du groupe
Temps de croissance
Sans diètes
1 heure
1 heure 10
Nutriments
Capacités de combat
Attaque bondissante venimeuse
Attaque directionnelle à 360° utilisant de l’endurance. Les subadultes peuvent infliger du venin. Lorsque le Troodon émet un cri, vous pouvez bondir à nouveau.
Une fois les trois stades atteints, la proie est empoisonnée et prend une teinte bleu-vert. Vous infligez alors des dégâts supplémentaires avec davantage d’attaques bondissantes.
L’effet d’envenimation est court. Attaquez en groupe après le 3e stade pour une efficacité maximale. Attaquer avant le 3e stade réinitialise l’envenimation.
Attaque par morsure
Attaque de morsure classique infligeant des dégâts directs.
Morsure directionnelle
Attaque de morsure directionnelle à 360° avec une charge ou une fente vers l’avant.
La fiche espèce
Espèce : Troodon
Famille : Troodontidae
Tier : 1
Taille de la meute : Entre 5 et 10 individus (généralement une majorité de femelles).
Taille : Petit charognard
Hiérarchie de meute : Une femelle dominante et un subalterne.
Dimorphisme : couleurs vives au niveau du crâne pour les mâles. les femelle on des couleurs ternes.
Reproduction : Saisons froides (Automne / Hiver )

Description
Se distinguant par son petit gabarit, le Troodon a d’abord été décrit comme un lézard, avant d’intégrer le clade des dinosaures à la fin du XIXe siècle.
Bien qu'il puisse sembler proche des Droméosauridés (famille à laquelle appartient le Velociraptor), notamment en raison de similitudes telles que la griffe acérée de son pouce (une caractéristique lui permettant de s’agripper à ses proies), c’est en fait sa dentition qui fait sa particularité.
En effet, ce spécimen possède des dents dotées de dentelures proéminentes pointant vers le haut. Cette singularité, commune à certaines espèces herbivores, laisse imaginer un dinosaure au régime alimentaire varié, éventuellement omnivore, capable de s’adapter à tous types d’environnements, notamment en période de disette.
Cependant, ces dentelures tranchantes pouvaient également l'aider à se maintenir sur une proie dès lors qu'il parvenait à la saisir en ouvrant grand la gueule. Cela compensait probablement certaines lacunes physiques, comme un poids léger et une musculature faible, qui n’auraient su suffire à le maintenir agrippé si la victime venait à se débattre.
Les caractéristiques générales du Troodon en font un animal morphologiquement proche d’un petit oiseau, toutefois doté d’un panel d’outils nécessaires à sa survie dans des milieux hostiles.
Ces dinosaures ont vécu au Crétacé supérieur en Amérique du Nord. Contemporains du célèbre Tyrannosaurus rex, ils devaient certainement évoluer dans des zones où ils ne fréquentaient que des formes plus petites de Tyrannosauridés, quoique tout aussi redoutables.
Les restes exhumés de cette espèce étant de piètre qualité et ne reposant que sur des fragments, sa classification reste douteuse et soumise à de nombreuses interrogations. Connu à travers une seule espèce, Troodon formosus, ce genre « fourre-tout » est parfois remis en question, et des discussions subsistent suggérant de l’abandonner au profit du genre Latenivenatrix.
Ce prédateur se démarque par une dangerosité non négligeable malgré sa petite taille. Les Troodons sont en effet parvenus à s’inscrire durablement au sein de leur écosystème durant le Crétacé, et ce jusqu’à l’extinction de masse survenue à la fin de cette période. Les Troodontidés démontrent donc une adaptabilité supérieure et ont prouvé une meilleure aptitude à s’imposer dans un environnement hostile que d’autres prédateurs similaires, tels que les Droméosauridés.
S'il est admis qu'il s'agissait d'animaux au régime alimentaire généraliste et insectivore, ils se seraient montrés tout aussi capables de mener à bien des chasses organisées sur des cibles plus imposantes. Certains paléontologues défendent pourtant l’hypothèse d’un prédateur spécialisé dans la traque de petits mammifères, de petits dinosaures aviens ainsi que d'insectes, avec des tendances occasionnelles à l'opportunisme et au charognage.
Pour conserver leurs aptitudes de prédateurs au sein d'un environnement insulaire, les Troodons ont développé une neurotoxine qu’ils propagent en mordant. Libérée en faible quantité, celle-ci n’a que peu d’effets lors d'une simple morsure, les doses transmises n’étant pas suffisantes pour affecter des animaux beaucoup plus lourds. Toutefois, à dose suffisante, ce venin peut causer des tremblements, un affaiblissement, des vertiges et une perte d’orientation chez la victime.
Cette évolution a eu des conséquences directes sur leur aspect physique ; ils arborent notamment des lèvres bleues, une caractéristique que l’on retrouve chez d’autres espèces venimeuses, comme le Dilophosaurus.
Si le Troodon se démarque par sa faculté à s’intégrer efficacement dans cet écosystème insulaire, c’est avant tout grâce à sa capacité de cohabitation avec d'autres grands carnivores. Il a su parfaitement s’adapter à l’opportunisme et tirer profit d'espèces capables d'abattre des proies bien plus massives que lui.
C’est donc sous cet aspect de petit charognard d'apparence inoffensive qu'il parvient à subsister au sein de cet équilibre fragile. Il ne faut cependant pas le sous-estimer, car il peut faire preuve d’une agressivité extrême s'il est importuné. Finalement, ce dinosaure représente la parfaite exception à la règle : « ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse. »

Comportement
Il est l’archétype même du survivaliste. Son petit gabarit et les couleurs qu’il arbore lui permettent généralement de se fondre dans le décor. Pour autant, le Troodon n’est pas particulièrement discret.
Principalement actif la nuit, il se met en quête de nourriture et aime signaler sa présence en poussant des cris stridents, auxquels répondent les congénères alentour. C’est un moyen pour lui de se repérer dans l'obscurité et d’espérer trouver d’autres membres de son espèce. En journée, les individus se montrent plus passifs, poussant de petits gloussements, tout en restant continuellement à l'affût de nourriture facile.
Lorsqu’ils sont seuls ou peu nombreux, ils sont assez craintifs et font preuve d'opportunisme. Ils aiment suivre des carnivores plus imposants, en veillant toutefois à rester discrets pour ne pas s’attirer d’ennuis.
La présence de grands prédateurs leur est bénéfique, car elle leur garantit une source de nourriture régulière. Ainsi, il n’est pas rare de voir des meutes cohabiter sur le même territoire que des carnassiers bien plus grands, voire d'avoir des interactions sociales avec eux — bien que celles-ci soient limitées et se fassent toujours sur le fil du rasoir.
Ils ne sont pas de nature territoriale ; pouvant se montrer aussi bien nomades que sédentaires, ils s’adaptent continuellement à la faune environnante en essayant d’en tirer le maximum de profit. De la même manière, ils n’ont pas de biotope de prédilection : ces animaux prospèrent aussi bien dans les espaces ouverts que dans les zones luxuriantes. Globalement, ils privilégient malgré tout les endroits où ils peuvent se dissimuler facilement pour échapper au danger ou se rendre invisibles aux yeux de leurs futures victimes.
Les Troodons ne sont pas dépourvus de prédateurs naturels. Leur taille modeste peut attirer d'autres carnivores de petit et moyen gabarit (T1 et T2), qui voient en eux un en-cas idéal. Bien que la neurotoxine qu'ils sécrètent soit une arme redoutable pour la chasse, elle constitue également un mets d’exception pour certains prédateurs, rendant leur chair encore plus appétissante.
En groupe, ils s’organisent autour de l’autorité d’une vieille femelle dominante. C'est elle qui dicte leur mode de vie et leurs déplacements.
Chez cette espèce, les femelles se montrent bien plus calmes et dociles que les mâles. Ces derniers, plus bruyants et curieux, n’hésitent pas à s'approcher des autres espèces avec lesquelles ils cohabitent durablement, tentant souvent d’interagir avec elles. À l'inverse, les femelles restent constamment aux aguets, sont facilement apeurées et font preuve de beaucoup plus de prudence.
Ce sont des animaux capables de se socialiser en grandes meutes. Lorsqu’ils sont nombreux, ils deviennent plus turbulents et peuvent se montrer davantage agressifs envers des concurrents de taille similaire, qu’ils auraient tendance à fuir s'ils étaient isolés.
La dominance au sein du groupe n’est jamais contestée. Lorsque la femelle alpha vient à mourir, les membres montrent des signes de recueillement pendant un certain temps. Ils poussent de grands cris stridents autour de la dépouille et n’hésitent pas à repousser tout animal qui s’en approcherait. Cependant, ils ne prendront pas de risques démesurés : s'ils se mettent trop en danger ou si l’un d’eux est tué, ils se résoudront à fuir.
Ce comportement, spécifique à la perte de leur chef, témoigne d'une conscience primitive et révèle une forme d’intelligence sociale, peut-être bien plus développée que celle attribuée aux raptors. Bien qu'ils soient profondément calmes en toute circonstance, leur réaction face au danger dépend de leur nombre : esseulés, ils fuiront autant que possible ; en meute, en revanche, ils se montreront bien plus confiants et feront front pour repousser la menace.
Pour autant, qu’ils soient isolés ou en groupe, les Troodons ne supportent pas d'être privés de nourriture. Si un autre carnivore refuse de partager ou revendique une carcasse qu’ils ont durement acquise, ils n’hésiteront pas à se battre farouchement pour défendre leur droit au repas.

Chasse
La majeure partie de leur existence, ils agissent en charognards et se contentent des restes laissés par les plus gros carnivores (qui, pour le plus grand bonheur des Troodons, ont tendance à gâcher énormément). En règle générale, ils attendent que le prédateur se repose, ait terminé son repas ou s’éloigne de son butin pour se mettre à table à leur tour. Toutefois, les mâles et les individus affamés se montrent parfois impatients et prennent le risque de venir chiper des morceaux sans même attendre que leur "hôte" ait fini.
Capables de se nourrir de jour comme de nuit, ils sont majoritairement opportunistes, mais peuvent entreprendre de chasser des cibles de taille moyenne (jusqu’au T2 inclus) lorsqu’ils sont isolés. Ils s’attaquent volontiers à des proies faciles, qu'il s'agisse de petits animaux (T1) ou de dinosaures juvéniles, qu’ils ont tendance à cibler en priorité. Ils utilisent alors leurs cris stridents pour semer la panique, puis bondissent à répétition sur leur victime pour lui injecter leur venin, se servant de leurs petites dents acérées pour lacérer sa peau et la laisser se vider de son sang.
En meute, ils attendent la nuit pour mener leurs assauts. Ils se font discrets, essayant souvent d’encercler la cible avant de bondir, en misant sur leur nombre et leurs vocalises pour la désorienter.
Outre leurs dents et leurs griffes affûtées, ils s'appuient sur leur toxine. Agissant lentement, elle affecte le système nerveux en provoquant momentanément confusion, affaiblissement et désorientation.
Cette arme fait du Troodon un tueur redoutable face à des dinosaures de taille respectable (T3) lorsqu'il opère en groupe. Il est néanmoins très rare qu'il s'en prenne à des animaux trop imposants, et il ne s'attaque jamais aux superprédateurs (T4 et T5), sauf en cas de famine extrême et si l’accès aux ressources lui est totalement bloqué.
De manière générale, ils privilégient la chasse d'espèces herbivores et omnivores. Cependant, lorsqu'ils sont en nombre, ils sont capables d'abattre tout type de prédateur s'étant montré trop tyrannique à leur égard. Rancuniers, ils cibleront volontiers un carnivore de taille moyenne (jusqu’au T3) qui les aurait agressés plus tôt.
Il existe d'ailleurs une rivalité constante avec les Dilophosaurus, ces deux espèces n'ayant en réalité aucune tolérance l’une envers l’autre. Les Troodons n’hésitent pas à les attaquer lorsque leur effectif le permet, mais si les pertes deviennent trop lourdes, la panique l'emporte et ils préféreront fuir dans une direction commune.
Bien qu'ils soient très ouverts à la cohabitation avec les grands carnivores (T4 et T5), si l'un de ces spécimens les agresse ou fait preuve d’intolérance (en les chassant, en les privant de nourriture…), ils n’hésiteront pas à se battre.
Ils peuvent aller jusqu'à prendre en chasse cette concurrence encombrante afin de l'éliminer et d'assurer leur propre survie, pleinement conscients que la famine pourrait être dévastatrice pour leur groupe.

Reproduction
Ces dinosaures s'accouplent principalement en automne et en hiver, profitant généralement des épisodes brumeux pour le faire le plus discrètement possible.
Il y a très peu d’agressivité envers les congénères lors des parades nuptiales, et les femelles sont rarement convoitées par plusieurs partenaires en même temps. Pour séduire, les mâles se recouvrent la tête de sang et offrent quelques présents (morceaux de viande, petites proies...).
Il est d’ailleurs fréquent d'observer des couples perdurer dans le temps, parfois même jusqu’à la mort de l'un des individus. Ces partenaires aiment nidifier à proximité les uns des autres, choisissant généralement un endroit couvert par la canopée où le nid sera facilement dissimulé.
Seul le père a le droit d’approcher les œufs, sous certaines conditions restrictives, et toujours sous l’étroite surveillance de sa compagne et de la femelle dominante. Durant cette période d'incubation, les clans se montrent très hostiles envers tout intrus s'approchant de la couvée.
Les mères n’abandonnent pratiquement jamais leur poste. Si une menace se profile, elles adoptent des postures agressives et poussent de puissants cris pour tenter de l’intimider. Si l’intrus poursuit son approche ou répond avec agressivité, l’ensemble de la meute s’unira pour le repousser ou le tuer.
Les Troodons n’ont aucun mal à se mettre en danger de mort plutôt que de sacrifier leurs œufs, y laissant parfois la vie. C’est cet instinct viscéral de préservation qui place les femelles au centre de la vie sociale et en position de dominance.
Lors de l’éclosion, les petits sont accueillis chaleureusement au sein de la communauté. Ils y passent une grande partie de leur existence, mais à l'approche de l'âge adulte, leur avenir dépend du jugement de la matriarche. Celle-ci n’hésite pas à exclure les individus les plus faibles lorsqu’ils sont suffisamment développés (à 60 % de leur croissance), ou au contraire, les fortes têtes susceptibles de menacer l'équilibre du groupe.
Lorsqu’ils naissent au sein d’un duo ou d'une communauté isolée, les jeunes s’attachent à leurs parents et évoluent dans un cocon familial strict. C’est alors que la mère prend une posture dominante sur l’ensemble du groupe, se mettant à appeler d’autres meutes ou individus solitaires pour permettre un brassage génétique et le renouvellement de l’espèce.

