– Fiche espèce –
Beipiaosaurus
« Le Faucheur de roseaux »
Croissance
Poids : 0,106 → 14 kg
Vitesse : 3,6 → 18 km/h
Force de morsure : 0,02 → 5,03
Poids : 14 → 41,7 kg
Vitesse : 18 → 31 km/h
Force de morsure : 5,03 → 9,4
Poids : 41,7 → 66,3 kg
Vitesse : 31 → 32,1 km/h
Force de morsure : 9,4 → 14,7
Poids : 66,3 → 90 kg
Vitesse : 32,1 → 32 km/h
Force de morsure : 14,7 → 20
Poids : 90 kg
Vitesse : 32 → 32,9 → 29,5 km/h
Force de morsure : 20 → 23 → 16
Informations du groupe
Temps de croissance
Sans diètes
1 heure 10
1 heure 30
Nutriments
Capacités de combat
Bond aquatique
Toutes les attaques fonctionnent en sautant hors de l’eau. Idéal pour attaquer les Ptéranodons volant près de la surface. Pour prendre de la vitesse et sauter haut, maintenez Maj et Espace enfoncés.
Si vous sprintez vers l’avant en étant agrippé au fond, vous nagez le long du lit sans vous détacher. Inclinez la caméra pour effectuer des sauts plus hauts.
Attaque de bec
Attaque griffes
Inflige un saignement et de lourds dégâts.
Attaque directionnelle
Attaque directionnelle à 360° avec deux griffes et une attaque de bec.
Attaque de griffes
Inflige des saignements et d’importants dégâts.
Attaque du bec
La fiche espèce
Espèce : Beipiaosaurus
Famille : Therizinosauroidae
Tier : 1
Taille de la colonie : Jusqu’à 12 individus indépendants
Taille : Petit
Hiérarchie de la colonie : Pas de hiérarchie particulière chez Beipiaosaurus
Dimorphisme : Les mâles sont plus gros que les femelles avec des couleurs plus vives au niveau du bec et du crâne.
Reproduction : Saisons Froides (Automne / Hiver)

Description
Le Beipiaosaurus est un petit dinosaure généraliste du groupe des théropodes, et un lointain cousin du célèbre Therizinosaurus. Long de deux mètres, il est reconnaissable à ses longues griffes qui lui servent à gratter le sol pour y débusquer de petites proies, telles que des crabes ou d'autres petits animaux.
Son nom, qui signifie « lézard de Beipiao », lui a été attribué suite à sa découverte en Chine, dans la province du Liaoning, près de la ville de Beipiao. Il a vécu au Crétacé inférieur, il y a environ 125 millions d’années.
Ce spécimen représente une découverte fascinante en paléontologie, car il illustre les schémas évolutifs adoptés par les Therizinosauridae. Il associe en effet des traits de théropodes à des adaptations d’herbivores. Son corps était recouvert d'un duvet constitué de proto-plumes, des filaments souples lui permettant de mieux s'adapter à son environnement, sans pour autant lui offrir d'aptitudes particulières comme le vol chez les oiseaux.
D'une taille bien plus modeste que d’autres représentants de sa famille, le Beipiaosaurus avoisinait les 2 mètres de long pour un poids estimé à 85 kg. Il se distingue par son allure trapue, son long cou terminé par une petite tête — signe distinctif de sa lignée — et les griffes développées et incurvées au bout de ses pattes avant.
Contrairement à d’autres théropodes, ses griffes ne devaient lui servir qu’à fouiller le sol, construire des nids, et agissaient certainement comme des « couverts » pour l'aider à saisir sa nourriture. Si la fonction défensive des griffes des Therizinosauridae est encore vivement débattue au sein de la communauté scientifique, il reste communément admis qu’elles devaient jouer un rôle dissuasif important face aux prédateurs.
Si, dans la réalité, le Beipiaosaurus était exclusivement adapté à la vie terrestre (fréquentant des zones tempérées riches en conifères et en plantes à fleurs), il s'est en revanche adapté au milieu aquatique pour survivre au sein de l’écosystème insulaire. À l'instar de certains oiseaux contemporains, il dispose de pattes palmées qui facilitent la nage et lui assurent un confort optimal dans l'eau. Son petit gabarit et son faible poids lui permettent toutefois de rester parfaitement capable d'évoluer sur la terre ferme.
Loin d’être un animal rapide ou un bon coureur, la morphologie du Beipiaosaurus l’empêche de fuir efficacement. Pour compenser, il compte probablement sur des plumes de parade pour paraître plus imposant face à des prédateurs tels que le Yutyrannus, et ne se sert de ses griffes qu’en ultime recours.
La découverte de cette espèce demeure cruciale, car elle met en évidence la transition vers les Therizinosauridae tardifs et géants, en lien avec l’évolution de leur environnement. Le Beipiaosaurus peut ainsi être considéré, à bien des égards, comme l’un des premiers représentants de sa lignée et un ancêtre primitif du Therizinosaurus.

Comportement
Le Beipiaosaurus est un animal généraliste, capable de se nourrir aussi bien de petites proies que de végétaux. Ce régime alimentaire, couplé à une morphologie rappelant celle d'un oiseau pêcheur, en fait un amateur de régions marécageuses et de rivages fluviaux au climat tempéré. Son plumage primitif le rend cependant inadapté aux environnements océaniques et aux eaux salées.
Petit nomade, il ne possède pas de territoire fixe. Il se déplace régulièrement en descendant et remontant les cours d'eau pour éviter de se rendre vulnérable. Curieux mais craintif, il est constamment en quête de nouvelles zones de nourrissage.
Bien qu'ils soient sociaux et capables de former de grandes colonies lorsque la nourriture abonde, les interactions au sein du groupe restent limitées. Ces regroupements sont très déstructurés, en grande partie à cause de leur nature méfiante. Ils forment des couples monogames très soudés, mais extrêmement suspicieux envers les autres membres de la colonie ou les espèces extérieures : si un intrus s'approche, le couple n'hésitera pas à le repousser.
Ces dinosaures détestent être importunés. Privilégiant un mode de vie reclus, ils se méfient particulièrement des autres herbivores, car ces derniers épuisent leurs ressources et risquent d'attirer l'attention des prédateurs, ce qui les stresse énormément. Ainsi, lorsque leur environnement devient trop peuplé, les Beipiaosaurus préfèrent migrer vers des zones plus calmes.
Le manque de cohésion de la colonie s'explique par le fait que chaque individu se focalise sur son partenaire, ignorant les besoins des autres. Les disputes sont fréquentes, notamment pour l'accès à la nourriture, car l'espèce est très peu partageuse. Toutefois, ces chamailleries se limitent généralement à des intimidations et n'en viennent presque jamais aux affrontements physiques.
De nature très curieuse lorsqu’il est isolé, le Beipiaosaurus met à profit l’obscurité nocturne pour s'approcher discrètement des autres animaux partageant son habitat. Il prendra cependant la fuite au tout premier signe de danger ou de mouvement brusque.
Actif de jour comme de nuit, il adopte un rythme de vie distinct selon le moment de la journée :
En journée : Il est majoritairement aquatique, passant le clair de son temps dans l’eau ou à se reposer sur les berges.
La nuit : Il devient terrestre. Profitant de la pénombre pour s’enfoncer dans les terres, il cherche de la nourriture loin des fleuves et se met en quête de petits plans d'eau isolés.
Lors de ses excursions terrestres, il rencontre parfois des animaux exotiques présentant des caractéristiques similaires aux siennes. Face à des Therizinosaurus adultes, les Beipiaosaurus aiment se faire passer pour des juvéniles. Ils se mettent à suivre assidûment le géant, comptant sur lui pour obtenir de la nourriture et une protection efficace.
Ils prennent également plaisir à se mêler aux véritables Therizinosaurus juvéniles, les traitant comme des membres de leur propre colonie. Il arrive même que les femelles tentent de former un couple avec eux, interprétant leur gigantisme naissant comme l'attribut d'un mâle doté de formidables parures de séduction. Elles leur offrent divers cadeaux pour manifester leur intérêt, ce qui provoque la jalousie des mâles Beipiaosaurus, lesquels n'hésitent pas à se disputer avec le jeune géant pour asseoir leur autorité. Cependant, lorsque le jeune Therizinosaurus approche de la moitié de sa croissance et que la différence de taille devient évidente, les Beipiaosaurus réalisent leur méprise et s'enfuient paniqués.
Malgré leur individualisme au quotidien, ils font preuve d’une solide cohésion face aux menaces extérieures. Si un membre de la colonie est stressé par l'approche d'un intrus, l’ensemble du groupe lui porte secours en tentant d’effrayer et de mettre en déroute l'importun.
S'ils redoutent la plupart des carnivores, ils cohabitent sans mal avec les grands animaux semi-aquatiques (T3, T4 et T5). Profitant de l’inactivité de ces colosses, ils s’en approchent pour les débarrasser de leurs parasites cutanés et dentaires. Dans ce cadre de cohabitation mutuellement bénéfique, il arrive même que les Beipiaosaurus offrent des petits poissons, des racines ou des plantes en guise de remerciement. Toutefois, à la moindre agitation de ces géants, ils optent pour une fuite systématique.
Dans les rares cas où ces espèces semi-aquatiques se montreraient tyranniques, la colonie fera preuve d’une vive agressivité en retour, utilisant ses griffes pour intimider et lacérer la menace. Cependant, si l’un des leurs vient à être tué lors de cet affrontement, les survivants préféreront fuir pour chercher un nouvel habitat.

Réaction aux prédateurs
Comme beaucoup d'animaux de leur rang, les Beipiaosaurus restent perpétuellement sur le qui-vive. Lorsqu'un individu esseulé est repéré par un carnivore, il tentera de regagner des zones inaccessibles pour s’y réfugier.
Très peureux, s'ils remarquent une menace potentielle, ils plongent dans l'eau. Grâce à leurs os creux et leurs pattes palmées, ils flottent sans effort à la surface tout en surveillant la rive. Si la présence d'un prédateur se confirme, ils poussent des cris stridents pour alerter leurs congénères et s'éloignent à la nage.
Cependant, lorsqu’ils sont en grande colonie et qu’un individu est menacé par un prédateur isolé de taille moyenne (jusqu’à T3), le groupe fait tout son possible pour lui venir en aide. La colonie s’organise pour repousser l’assaillant en le lacérant avec ses griffes. Mais, là encore, si un membre perd la vie, la panique s'empare du groupe qui se disperse pour se cacher.
S'il est surpris seul, le Beipiaosaurus cherche rarement la confrontation. Néanmoins, face à des prédateurs de taille modeste (T1 ou T2), il n'hésite pas à se défendre farouchement à l'aide de ses longues griffes, dans le seul but de se créer une ouverture pour prendre la fuite.

Reproduction
La saison des pluies, synonyme d'abondance alimentaire et de rassemblements autour des zones de nourrissage, marque la période des amours. Les jeunes mâles tentent d'impressionner les femelles en leur offrant de multiples cadeaux : petites proies, ou encore branchages destinés à la construction du futur nid.
Ces offrandes provoquent parfois des rivalités. Plusieurs mâles peuvent se disputer la même femelle, utilisant leur bec pointu pour s'imposer et séduire leur prétendante.
Durant la nidification, les femelles se montrent particulièrement intraitables. Elles rejettent violemment tout animal s'approchant du nid, exhibant leurs griffes acérées pour intimider même les plus gros prédateurs qui auraient l’audace de convoiter leurs œufs. Celles qui pondent de grandes couvées prennent grand soin d'arranger les branchages rapportés par le mâle afin de dissimuler les œufs et de les maintenir au chaud.
Les colonies établissent leurs aires de nidification dans des zones à forte densité végétale. L’ensemble des couples devient alors hautement territorial et défend cet espace clos contre toute intrusion extérieure.
Malgré leur nature craintive, les Beipiaosaurus possèdent un instinct parental très développé. Ils accompagnent leur progéniture le plus longtemps possible, lui apprenant à nager, à pêcher et à se méfier des dangers. En revanche, un parent ne sacrifiera jamais toute la portée pour sauver un seul petit ciblé par un prédateur, privilégiant toujours la survie du groupe.
Si c'est la mère ou l'ensemble de la portée qui est attaquée, la colonie entière s’évertuera à leur porter secours. Leur puissant instinct de conservation pousse le groupe à surprotéger les mères et les juvéniles, quels qu'ils soient.
Les jeunes ne sont considérés comme des membres à part entière de la colonie qu'une fois leur taille adulte presque atteinte (vers 70 % de leur croissance). Les parents tentent de conserver un maximum de leurs petits à leurs côtés, mais si la capacité d'accueil de la colonie est saturée, ils se résoudront à les escorter vers de nouveaux horizons pour qu'ils trouvent d'autres groupes sociaux.

